Chauffage

Bois ou pellets… comment se chauffer autrement !

Chauffage au bois, poêles à pellets… les alternatives au gaz ou au mazout de chauffage ne manquent pas aujourd’hui. Mieux encore, elles connaissent plus que jamais un engouement spectaculaire. Et pour cause…

Bien plus qu’un simple souci d’économie, choisir de se chauffer au bois, c’est véritablement faire un geste pour notre planète… un credo pour certains. Contrairement aux énergies fossiles, le bois présente de solides arguments en matière de finances et d’environnement ! Tour d’horizon de son succès grandissant…

Un investissement qui vaut le détour…
 

Si le prix du bois ou des pellets est nettement plus intéressant que celui des combustibles fossiles tels que le mazout ou le charbon, l’investissement de départ pour l’installation du chauffage refroidira certains. Parce qu’investissement il y a ! Mais que les plus sceptiques soient rassurés : il sera bien vite amorti au fur et à mesure de l’utilisation.

La question est de savoir après combien de temps cet investissement sera rentabilisé. Cela dépendra bien sûr de différents paramètres tels le prix des combustibles utilisés précédemment, le niveau de consommation, le coût de l’installation, la disponibilité du bois… Quitte à être peu précise ici, cet investissement devra être calculé au cas par cas. 

Penser « environnement » : une préoccupation nécessaire ?
 

Si le Belge est particulièrement attentif à son portefeuille, il n’en est pas moins sensibilisé aux problèmes environnementaux. Isolation de la maison, réglage des thermostats, aération de son intérieur… autant de gestes verts déjà bien intégrés au quotidien dans nos foyers. Là encore, le succès du chauffage au bois trouve aussi toute son explication… Ses principaux atouts ?

Le bois est avant tout une ressource renouvelable (contrairement aux combustibles fossiles qui ont mis plusieurs centaines de millions d’années à se former… rien que ça !). Ensuite, on peut véritablement considérer que la combustion du bois de chauffage est quasi neutre en CO2 et donc très peu nocive pour l’effet de serre, par exemple. Argument de poids, je vous le disais… Enfin, il s’agit d’une ressource principalement locale (donc nécessitant moins de transport). 

Du bois, oui… mais encore ?

 Un bémol toutefois à ce tableau idyllique… tous les bois ne conviennent pas à ce type d’usage : l’aggloméré?, le contreplaqué?, le stratifié?, les traverses de chemin de fer notamment produisent des émanations toxiques en brûlant. Il est donc vivement recommandé de les éviter.

Il existe par contre différentes essences de bois à favoriser : d’une manière générale, dirigez-vous vers les bois durs (chêne, hêtre, frêne, charme…) qui offrent une grande chaleur rayonnante et un maximum de braises (1 kg de bois sec donne environ 4 kilowatts d’énergie). Ne négligez cependant pas les bois plus tendres tels que bouleau, tilleul ou marronnier, qui bru?lent certes plus vite, mais conviennent particulièrement bien pour (re)lancer votre feu.
Quant aux  résineux tel que les sapins et pins, ils bru?lent certes fort bien, mais contiennent des résines (comme leur nom l’indique) qui encrassent les cheminées. A éviter donc…

Quel que soit votre choix, le bois doit être tout à fait sec (un bois sec contient environ 15% d’eau).  La durée idéale du séchage est de deux ans. Stockez votre bois à l’abri des intempéries, dans un endroit bien aéré. 

Le pellet, ce petit granulé étrange… 

C’est du côté des Etats-Unis que le pellet fut utilisé pour la première fois comme combustible. Milieu des années ’70 précisément… en tant que solution potentielle à la première crise pétrolière. Depuis, ce minuscule granulé a fait du chemin…

Petit cylindre de sciure ou de copeaux de bois très fortement compressé (sans ajout de liants chimiques, donc), le pellet a un diamètre de 6 à 9 mm et une longueur de 10 à 30 mm. Pour reprendre un slogan déjà connu : « petit, mais costaud » ! Son succès chez nous, il le doit à son grand confort d’utilisation. Sa densité énergétique et sa fluidité en font un combustible moderne permettant l’automatisation des systèmes de chauffage.

Autre avantage non négligeable, il peut être produit à partir de bois forestier finement broyé. La ressource est très largement disponible en Europe puisque 40 % du bois qui y pousse n’est pas exploité : cette réserve permettrait de chauffer au bois deux fois plus de ménages qu’aujourd’hui, à savoir trente millions de plus.

Ensuite, les dépenses d’énergie occasionnées pour la production et la livraison de granulés sont bien en-deçà de celles qu’engendrent le mazout et le gaz naturel.

Enfin, les systèmes de chauffage actuels modernes sont automatiquement alimentés, leur utilisation est donc sûre et confortable (tout comme les chauffages au mazout ou au gaz d’ailleurs).

Par contre, à l’inverse des matières premières fossiles, la préparation et le stockage ne présentent pas le moindre risque. Pas d’odeurs de pétrole incommodante, pas de risques liés à des conduits de gaz non-étanches, pas de danger pour les nappes phréatiques. Le seul inconvénient rencontré à ce jour resterait le bruit occasionné par la soufflerie du poêle à pellets. Léger dans la balance, ceci dit…

Véritable alternative en matière environnementale, se chauffer au bois remporte auprès des ménages belges et européens actuels un franc succès, tout mérité semble-t-il. Un investissement d’aujourd’hui, qui se révèlera rentable demain, dans tous les sens du terme !

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