L’enfer quotidien des agents de la Stib: insultes, mépris et agressions!

srtib2.gifIliaz Tahiraj était superviseur à la Stib. Il en est mort, abattu en faisant son boulot. Emotion à la Stib, le plus grand employeur bruxellois. Grève surprise, marche silencieuse, réunion avec les responsables politiques: les agents de la Stib témoignent «enfin» de leur vie quotidienne. Leur «combat»...
Isabelle est mère de quatre enfants. Et chauffeur de bus à la Stib depuis 6 ans, sur les «mauvaises lignes», «mais finalement il n’y en a pas de bonnes ou de mauvaises… »: 46 (De Brouckère – Moortebeek) - 49 (Bockstael-Gare du Midi). Molenbeek, Cureghem, Abattoirs…: des lignes où la population est difficile, les agressions quotidiennes. «On part le matin au combat, alors qu’on part travailler… C’est malheureux! Quand je pars le matin, je me demande si je vais rentrer le soir avec un bon esprit: le métier est très stressant, les horaires  difficiles. Et la violence est partout. C’est un malaise général dans Bruxelles: des petites bandes qui ne vont pas à l’école, qui cassent tout, devant vous… J’en ai vu arracher leur sac à des dames à Saint-Guidon. C’est un problème récurrent de la société; on n’investit pas les bons budgets aux bons endroits: l’éducation des gosses, la base. Si la base est mauvaise, le tronc est pourri. Les pieds sur les banquettes, la musique qui va trop fort, les poubelles qu’on n’utilise pas: toute l’éducation est à refaire, mais il est probablement trop tard».
Menacée de mort pour 13,50 €
«Quand elle part», lance Pascal, son mari, «j’espère que je vais la revoir. Elle circule dans des quartiers pourris; on l’insulte au point qu’elle n’ose plus vérifier les titres de transport. Dans les transports en commun, il y a  des agressions verbales tous les jours, physiques souvent. Un collègue, braqué pour 40 €; une autre à qui on a mis un révolver sur la tempe pour 13,50 €. Il ne se passe pas un jour sans qu’elle en parle à la maison, alors qu'elle adore rouler. C’est une passion. Un matin, elle a décidé de changer de métier, et j’étais à fond derrière elle. Mais il y a un vrai sentiment d’insécurité: ce qui est arrivé est triste, mais pas étonnant. On laisse tout aller… En quelques jours, on a eu un policier qui a été tué gratuitement. Qui doit nous défendre. Un agent de la Stib, qui doit nous conduire. Sous le coup de l’émotion, on va avoir de belles promesses, qui vont rester lettre morte».
Pascal ne cache pas son amertume, il est loin d’être le seul. «Comme toujours on va minimiser les faits. Déjà, le « présumé coupable », dans un article paru le jour de la marche silencieuse, est reconnu comme «quelqu’un de cool». Moi, je suis cool, il ne me viendrait pas l‘idée de frapper quelqu’un! Déjà, il n’aurait donné qu’un seul coup de poing, alors que la victime était défigurée au point que l’on a dû vérifier ses papiers pour l’identifier!».
Laxisme et enfant-roi: cocktail détonnant
Les agents ne sont pas formés pour affronter cette violence. «On leur dit : «Restez calme, poli. Enfermez-vous. Quand vous vous sentez en danger, poussez sur le bouton de secours». Les agents arrivent dans les 5 minutes, parfois plus vite, parfois moins vite….Mais c’est quoi se sentir en danger? Si ma femme doit appeler dès qu’elle est insultée, elle n’arrêterait jamais!».
Une solution? L’éducation. Oser éduquer, donner des valeurs. Pour que les plus jeunes apprennent à vivre en société et donnent l’exemple à leurs parents. «Je travaille à Molenbeek, dans une bonne école: «Tamaris», avec une direction compétente. On tire tous dans le même sens: la politesse, le respect de l’autre. Ce n’est pas le cas partout». A la base de trop de problèmes, on retrouve l’enfant-roi, «à qui on laisse tout faire», et les parents qui se déchargent de leur rôle sur l’école. «Aujourd’hui, l’école doit éduquer  les enfants,  alors qu’elle  devrait avant tout enseigner: apprendre à lire, à écrire. Et que l’éducation devrait se faire en famille, par les parents».
Un pavé dans le pare-brise du métro
Didier est conducteur de métro, la nuit. C’est son choix. Il est entré à la Stib  en 1976. Receveur de tram, d’abord (heureuse époque où chaque tram avait son chauffeur et son receveur!). Puis conducteur. «A 20 ans, qui n’aime pas conduire? C’est un chouette boulot, une bonne société, on y gagne pas trop mal sa vie…». Mais depuis 1976  tout a changé. «Terrible! Je ne parle pas d’évolution, mais de désévolution. Tout au début du métro, les gens avaient de grands sourires quand «le train» arrivait. C’était merveilleux: l’ambiance entre les collègues, avec les voyageurs sur le réseau. Au fil des années, cela a décliné, comme toute la société: individualisme - chacun voudrait son propre transport -, violence, manque d’éducation… La promiscuité, le nombre de passagers qui augmente: cela crée des tensions. Et quand il y a des problèmes, les sanctions ne suivent pas. J’ai été agressé physiquement 2 fois, lors d’un changement de poste, pour le plaisir. Gare de l’Ouest,  on a lancé un pavé dans le pare-brise du train. Sans suivi. L’assistante sociale qui m’a contacté une fois par téléphone  a suggéré que j’avais peut-être mal réagi, que mon comportement avait suscité ce jet de pavé … Je l’ai remerciée et j’ai raccroché. On m’a parfois demandé ce que j’avais fait pour recevoir ce pavé: mon travail. Seulement mon travail».
«On s’y attendait!»
«La violence gratuite s’est beaucoup développée ces 5, 10 dernières années», confirme son épouse Nathalie. «Comme passagère, je me suis fait agresser; personne n’a bougé! Les gens ne respectent rien: qu’il s’agisse de l’interdiction de fumer ou de jeter ses détritus. Cela commence par là!». Suivent les  agressions, les insultes, les crachats, les coups, la cannette de coca que l’on vide sur le conducteur… «Cela fait peur. Mon mari termine à 1h du matin, je l’attends toujours. Quand il n’est pas rentré à 1h30’, c’est la panique! Comme pour tous ses collègues, on sait comment il quitte la maison, on ne sait pas comment il va rentrer. Et un jour, un collègue ne rentre pas. On savait tous que cela allait arriver; on ne savait pas quand.  Et ça ne va pas s’arrêter. Le «présumé coupable» va prendre quelques années  de prison pour coups et blessures, il fera peut-être 2 ans avant d’être dehors».
Confusion des genres!
«Qui dira notre dégoût ? Alors qu’un article de presse encense le «présumé» coupable?», martèle Danielle, dont le mari est superviseur, agent de la Stib depuis 15 ans. «Notre dégoût, quand on voit qu’il est défendu, -gratuitement sans doute dès que c’est une cause médiatique ? -,  par des avocats. On en a ras le bol! Aujourd’hui, c’est une marche blanche, la semaine prochaine, ce sera une marche noire. Les familles sont tétanisées. Révoltées. Le fils de la victime  travaille lui-même à la Stib. Il aurait pu trouver son père. Or, sans entrer dans les détails médicaux, ceux qui ont vu son corps n’en dorment plus!».
Malgré tout, la passion résiste…  Nicolas et Daniel, le fils  de Danielle et un de ses amis, se destinent tous les deux à la Stib: «un rêve de gosse!». «Il y a toujours des jeunes passionnés par les transports en commun. La Stib est vraiment une grande famille, où tout le monde se connaît, s’entraide. Mais aussi où tout le monde se fait agresser tout le temps! Et nous, les familles, on ne vit plus!».
Anne GILAIN Lire la suite

«On n’existe plus en tant qu’individu»

Notre article dévoilant «les traitements inhumains infligés à nos seniors» dans certaines maisons de repos a suscité de nombreuses réactions de nos lecteurs. Parmi eux, Claude Pletinckx (72 ans): il dénonce le manque de respect des seniors dans les «mouroirs». Il lance un SOS pour les autres; lui a fait le choix de fermer les yeux sur la vie en recourant à l’euthanasie…
«La grandeur d’une civilisation se mesure à la place qu’elle fait à ses vieux», disait l’économiste Alfred Sauvy. Il semble que la déclin du Vieux Continent est, malheureusement, en bonne marche. «Bon nombre de peuples, que l’on dit peu développés, se montrent plus humains à l’égard de leurs vieux que nous», affirme Claude Pletinckx. «Parmi toutes les brimades que j’ai subies, ce qui m’a heurté le plus, c’est de ne plus exister en tant qu’individu dans la maison de repos». Difficile à accepter pour cet homme brillant, qui a eu un parcours professionnel riche (import-export de minéraux et fossiles) le conduisant aux quatre coins du monde
Cloué au lit depuis 4 ans à cause d’une myopathie généralisée provoquant une faiblesse musculaire, c’est par son esprit qu’il vagabonde de continent en continent. «Je n’ai jamais autant vu et voyagé qu’en regardant Discovery à la télé», sourit Claude Pletinckx. Avec les livres qu’il dévore chaque jour, c’est la seule distraction qu’il possède dans la maison de repos (dont nous ne divulguons pas le nom car l’objet de l’article n’est pas de discréditer un établissement).
«C’est moi qui ai décidé de m’installer dans une maison de repos. Ma femme devait tout le temps être présente à côté de moi car je ne parvenais plus à me relever. J’ai toujours su que cela arriverait un jour. Les médecins avaient détecté cette maladie très tôt. Ne sachant rien sur la myopathie, ils avaient prédit que je vivrais jusqu’à 50-55 ans. Aujourd’hui j’ai 72 ans, donc je ne peux pas me plaindre».
Quand il est entré dans cette maison de repos, choisie par son fils, Claude parvenait encore à marcher. Aujourd’hui, la force a, définitivement, quitté ses jambes. «J’ai encore fait une chute, il y a deux ans, ayant provoqué un tassement des vertèbres. Depuis lors, je ne sais plus bouger. En quatre ans, j’ai quitté cette chambre… 4 fois».
Personnel débordé
Provenant d’une famille aisée et ayant lui-même bien bossé, Claude Pletinckx a pu se permettre une maison de repos «correcte, disent les gens» avec une liste d’attente de plus d’un an! Faut dire qu’il débourse 2.000 euros par mois en plus des 1.000 euros à charge de la mutuelle. «Qui pourrait se permettre cela? C’est très cher: ma seule pension ne suffit pas. J’ai dû vendre ma maison en France et trouver un logement en Belgique à ma femme. Aujourd’hui, on vit sur nos économies».
Alors qu’il s’attendait, à ce prix, à recevoir un accueil chaleureux, Claude, dès le premier jour, a eu une douche froide. «La salle de bain était sale. A midi, mon premier repas servi a été froid. Etonné, j’ai demandé s’il n’y avait pas de cloche thermique… Il n’y en avait pas!».
C’est une longue série de plaintes qui ne faisait que commencer, donnant à Claude «mauvaise réputation». «J’ai remballé quatre aides-soignantes les premières semaines: elles entraient dans ma chambre sans frapper à la porte. Ma chambre n’est pas un moulin tout de même!». Sa réputation de râleur faite, Claude Pletinckx se lance en croisade contre les moulins… «Il y a qu’un seul menu pour le repas. Si l’on n’aime pas, on a droit à du fromage et un peu de charcuterie. On ne nettoie pas régulièrement le frigo ni d’ailleurs la chambre froide. Mais le pire, c’est la nuit: il n’y a qu’une infirmière et une aide-soignante pour tous les résidents. Elles sont débordées. Alors oui, on sonne dix fois sans que personne ne réponde, oui, des résidents restent avec leur lange sale jusqu’au lendemain matin,… Ce n’est pas de la mauvaise volonté, mais que peuvent-elles faire à deux? Parmi les résidentes (ce sont essentiellement des dames âgées), il y en a qui sonnent juste pour avoir un peu de compagnie, qui ne supportent plus de rester seules entre quatre murs. Evidemment, certaines deviennent dépressives et perdent la tête. Récemment, on a conduit une dame, souffrant d’hypoglycémie, aux urgences en pleine nuit alors qu’il suffisait de lui faire une piqûre. Depuis 10 ans, elle n’avait jamais quitté la maison de repos et, là, elle se retrouvait dans les salles d’urgence d’un hôpital où elle a attendu durant 8 heures! Le choc pour la malheureuse. Pourquoi? Tout simplement pour ne pas prendre de risque (vu le personnel insuffisant) et porter la responsabilité à l’hôpital en cas de souci. N’y a-t-il pas des quotas de personnel pour les maisons de repos? Pourquoi si peu d’inspecteurs pour les contrôler (13 en Région wallonne pour 800 maisons de repos!)? Je n’en veux pas au personnel qui gagne 1.200 euros nets par mois et qui fait de son mieux. La rotation du personnel est assez importante».
Expulser le grabataire!
Avec tous ces reproches, courriers aux inspecteurs, etc., Claude a forcément fini par être attaqué en justice par la direction de la maison de repos: «Au début, on m’autorisait à fumer dans ma chambre. Suite à mes rouspétances, la direction a voulu me l’interdire avant de recourir au tribunal pour m’expulser». Le tribunal donne raison à la maison de repos et contraint Claude à quitter les lieux. Pour causes: «ses propos désobligeants sur les membres du personnel, ses plaintes fondées sur des motifs fallacieux, également adressées à des tiers, son comportement non conforme aux impératifs de la vie en commun, son refus de recourir à une infirmière mécanique et son refus de ne pas fumer dans sa chambre».
Malgré le jugement, Claude reste: «Depuis six mois, je paie, en plus, 25 euros par jour de dédommagements… On m’autorise à fumer», sourit-il.
Euthanasie cette semaine
Tout cela n’a plus vraiment d’importance car Claude Pletinckx ne supporte plus la vie. «Ma journée se résume à cela: on me réveille à 9h30, je bois mon propre thé. A 10h, on me dépose sur une chaise percée et on fait mon lit. Puis, on me nettoie comme un bébé. On me remet sur le lit pour me laver. Au début, c’est gênant d’être nu mais on finit par s’habituer. On m’apporte un premier plateau, à 15h30 ma tasse de thé et à 18h mon repas. Je regarde la télé, je lis des bouquins. Je ne m’ennuie jamais… mais tout cela n’a pas de sens: à quoi vont me servir mes lectures?».
Sa décision est prise et il n’en démord pas: il a choisi l’euthanasie. «Cette semaine. Avant de partir, j’espère que je pourrai contribuer à lever l’omerta qui pèse sur les maisons de repos. Tout le monde est plus ou moins complice: les pouvoirs publics qui privatisent faute de moyens, les sociétés privées qui font des bénéfices colossaux,… les familles qui n’osent pas se plaindre de peur de se retrouver avec la vieille à la maison. On n’est pas, heureusement, au stade de la maltraitance physique des gens. Pas encore…».
Claude lance cette bouteille à la mer dans l’espoir que des responsables politiques s’emparent de ce dossier et osent, enfin, mener une enquête parlementaire qui puisse améliorer les conditions de vie de nos vieux. «C’est naïf, n’est-ce pas? Adieu». Lire la suite

«Je suis trop vieille pour être engagée?!»

De nombreux candidats à l’emploi se sont présentés le jeudi 15 mars dernier à la 18e édition de la Bourse de l’emploi au centre culturel d’Uccle. Parmi eux, Joëlle, 52 ans, dégoûtée qu’on lui dise qu’elle est «trop vieille» pour être vendeuse. Et Cindy, 35 ans, lassée d’attendre une réponse qui ne vient jamais. Témoignages
Parmi les candidats à l’emploi rencontrés à la 18e édition de la Bourse de l’emploi au centre culturel d’Uccle le jeudi 15 mars dernier, Joëlle, 52 ans et maman de deux enfants. Son histoire n’est pas particulièrement singulière, une myriade de personnes vit la même situation. Le véritable problème, c’est qu’on n’ en parle pas assez. La discrimination selon l’âge, comme toutes les discriminations à l’embauche, ne devrait pas exister. Et pourtant, cela se passe quotidiennement dans les procédures de recrutement.
«52 ans, c’est de trop!»
«Je travaillais comme vendeuse chez Aubert à Drogenbos, un magasin de puériculture. La société française a fermé tous ses magasins en Belgique, il y a environ un an. Même si je l’ai vu venir, même si j’ai anticipé, c’est toujours difficile de vivre cette situation», explique-t-elle.
Depuis, l’Uccloise est à la recherche d’un emploi similaire. Mais, ce n’est pas toujours évident d’essuyer des refus. Surtout lorsqu’ils concernent l’âge. «C’est toujours difficile de s’entendre dire qu’on est trop vieux. Est-ce qu’on est trop vieux à 50 ans?», se demande-t-elle. «J’ai postulé pour un job dans un magasin de chaussures. Le propriétaire n’était pas très enthousiaste. Je pensais au départ que c’était parce que je ne suis pas tout à fait bilingue. Mais apparemment ce n’était pas ça qui le dérangeait. Il m’a alors demandé mon âge. Je lui ai répondu et il a tout de suite rétorqué: «C’est de trop!».
Une réponse indélicate et particulièrement difficile à digérer. «On encaisse très mal ce genre de réponse. Mais il faut garder espoir. J’ai deux filles dont l’une à l’université. Ça coûte cher, le minerval, les livres etc. Il faut que je retrouve un emploi!», conclut l’Uccloise déterminée.
«Attendre une réponse... qui ne vient jamais!»
Autre histoire, autre malaise. Cindy, 35 ans, est en préavis non presté. «J’espère avoir des réponses positives à la Bourse de l’emploi. Je ne possède pas de diplôme, mais j’ai une expérience dans l’administration et la réception, acquise dans une résidence pour personnes âgées. À cause d’une restriction du personnel, je dois chercher un nouvel emploi. Tout sauf le nettoyage car j’ai des problèmes de dos», raconte l’Uccloise. «Depuis le 20 décembre, je recherche intensivement un boulot. Je ne suis pas une personne qui se laisse aller, qui reste à la maison. J’ai deux enfants de 6 et 7 ans. Je ne veux pas me retrouver au chômage».
Motivée, Cindy l’est. Mais cette détermination est fragile et peut se briser par si peu de chose. Le plus difficile pour cette mère de famille, c’est l’attente d’une réponse… qui ne vient jamais! «Je trouve que c’est un manque de respect envers la personne. C’est la moindre des choses d’assurer le suivi de la candidature et d’annoncer si celle-ci est positive ou négative. C’est insoutenable de rester dans l’attente. On ne peut pas laisser les gens dans l’incertitude. On a besoin d’une réponse afin de ne pas espérer pour rien!»
Thibaut VAN DER NOOT Lire la suite

Supprimer les voyages scolaires?

Coup de sonde auprès des parents et enseignants devant l’école «La Sapinière» à Watermael-Boitsfort au sujet de l’éventuelle suppression des voyages scolaires à l’étranger, du cursus des élèves. Les avis sont tranchés et opposés.
Avec la tragédie survenue en Suisse, plusieurs questions sont revenues sur le tapis comme la sécurité dans les autocars. Mais une autre est apparue au devant de la scène médiatique: le maintien des voyages scolaires à l’étranger. À l’école communale La Sapinière sise sur la chaussée de La Hulpe à Watermael-Boitsfort, les parents et grands-parents d’élèves ont des avis tranchés et opposés sur la question.
«Je ne crois pas qu’il faille supprimer les voyages scolaires comme les classes de neige. Il faut les maintenir à condition de prendre des précautions. Voyager de nuit, c’est une bonne idée, les enfants dorment et la visibilité n’est pas si mauvaise. Mais peut-être ne faut-il pas laisser conduire des chauffeurs âgés de plus de cinquante ans le soir. À vrai dire, je n’en sais trop rien», raconte Patrick accompagné d’Anaïs en deuxième primaire qui attend avec impatience la sixième pour pouvoir aller skier avec ses amis.
Car il est vrai que ce type d’initiative permet aux élèves de sortir de la Belgique et de vivre une expérience en groupe sans la présence bienveillante des parents. Une manière d’être plus indépendant. «Il faut maintenir les classes de neige. Cela ne sert strictement à rien de les supprimer. Cet accident reste un cas isolé. Par rapport au voyage de nuit, je ne crois pas qu’il faille nécessairement les arrêter», raconte Martine, une mère venue chercher ses enfants à l’école.
«Déjà vu des bus qui ne tenaient plus qu’à des bouts de ficelle»
Nicole, grand-mère tout juste à la retraite, est loin d’épouser le même avis. «C’est affreux ce qui s’est passé. Cela doit être insoutenable. Les parents vont s’en vouloir toute leur vie d’avoir laissé partir leur enfant en voyage scolaire à l’étranger. J’ai toujours été contre les classes de neige. Archi contre, même! Pour moi, les enfants doivent découvrir la montagne et le ski avec leurs maman et papa. C’est la mission des parents avant tout. Je préférerais davantage qu’on fasse des classes de... «classe» plutôt que des voyages coûteux au-delà des frontières. Il y a tellement d’activités et d’excursions à faire aux alentours de l’école. Partir à la découverte de la nature, balades en forêt etc. On n’arrête pas de réduire le temps de travail en classe. À la limite, il faudrait postposer les classes de neige durant les vacances de Pâques», explique-t-elle.
Elle poursuit: «En tant qu’ancienne inspectrice de l’enseignement, je peux vous dire que j’en ai déjà vu des bus qui ne tenaient plus qu’à des bouts de ficelle».
«C’est un cas isolé»
Nathalie, enseignante à l’école communale La Sapinière, part justement en classes de neige. «Bien sûr que non», rétorque-t-elle d’emblée à la question sur la suppression des voyages à l’étranger. «Si un enfant tombe dans les escaliers, on ne va pas lui interdire de monter les marches toute sa vie. C’est un drame spectaculaire et c’est malheureux mais cela reste un cas isolé. Prenez le nombre d’accidents sur une période de 50 ans et vous verrez. Il ne faut pas s’arrêter à cet accident et augmenter la panique alors qu’il est nécessaire d’apaiser».
«J’ai toujours refusé
de partir de nuit en autorcar»
Daniel, professeur parti à la retraite, participe toujours à des voyages scientifiques avec des enfants à l’étranger en tant qu’accompagnant. « J’ai toujours refusé de partir de nuit. La visilibilité est moins bonne, le risque que le chauffeur s’endorme augmente etc. D’ailleurs, la patronne de l’autocariste qui part avec nous partage la même opinion. Elle préfère aussi lorsque les déplacements se font de jour».
T.V. Lire la suite

«On ne se remet jamais de la mort d’un enfant!»

Au bout du tunnel, non pas la lumière mais le drame. Les mardi et mercredi 13 et 14 mars derniers furent deux journées noires pour la Belgique. Au moins 28 morts dont 22 enfants de sixième primaire partis en classes de neige ont péri dans un accident d’autocar à Sierre, en Suisse. Des familles dévastées, des sommeils impossibles, une souffrance incommensurable.
Mardi 13 mars dernier, le drapeau belge a perdu ses couleurs et n’a gardé que le noir. Le tragique accident d'autocar survenu à Sierre, dans le canton du Valais, en Suisse, aux alentours de 21 heures, a bouleversé tout le royaume. Plus qu’un accident, une tragédie. À l’heure où nous écrivons ces lignes, le bilan, très lourd, est de 28 morts dont 22 élèves de Lommel, dans la province du Limbourg, et Heverlee, près de Louvain, dans le Brabant flamand. À ce triste bilan s’ajoutent 24 blessés dont 3 enfants encore dans le coma. Les enfants, âgés de 12 ans, revenaient d’une semaine passée en classes de neige, voyage traditionnel de sixième primaire inscrit dans le cursus académique de plusieurs écoles en Belgique.
«Etre à l’écoute, avoir une attitude réconfortante»

Pour les parents, la douleur est insoutenable. Des familles dévastées, des sommeils impossibles, une souffrance incommensurable. Comment vivre l’invivable? Comment passer l’étape du deuil? Est-ce vivre ou survivre? Où trouver l’énergie nécessaire pour surmonter une telle affliction? Quels sont les mots justes, ceux qui réconfortent, qui apaisent? Le traumatisme vécu par les proches provoquera de profondes lésions psychologiques. Pour aider les familles d’enfants victimes d’accidents de la route à affronter la triste réalité et vivre avec le tourment, plusieurs services d’aide existent. Parmi eux, l’équipe du PEVR - Parents d’Enfants Victimes de la Route (www.pevr.be, T. 02/427.75.00) situé au numéro 85 de la rue Léon Theodor à Jette. Cette association travaille depuis 15 ans sur ce type de situation. «Dans un premier temps, il est nécessaire d’éviter les mots. Cela ne sert à rien de chercher des mots qui risquent d’être mal interprétés. Un silence s’avère nettement plus réconfortant. L’important est d’être à l’écoute. C’est davantage une attitude à adopter auprès des parents. Une main sur l’épaule, être à côté, proche d’eux», explique Virginie Pirotte, coordinatrice régionale pour la Belgique francophone.
«Un proche ne meurt qu’à partir du moment où on n’en parle plus»
«Ensuite, il faut continuer à faire exister l’enfant. Ne pas avoir peur de parler de l’être disparu pour continuer à le faire exister. Un proche ne meurt qu’à partir du moment où on n’en parle plus. Mais les gens ont peur des larmes, des émotions qui pourraient surgir». Mais est-ce que le deuil a une fin? «Non. On ne se remet jamais de la mort d’un enfant. C’est illogique, inhumain, injuste. Le deuil ne s’arrête jamais. On peut apprendre à vivre avec et apprivoiser l’absence. Il faut continuer à vivre avec la douleur. On marche encore plus lentement qu’avant car on a un poids important à porter sur les épaules, un poids qu’on ne peut pas déposer. Mais il faut continuer pour soi, pour le conjoint, pour les frères et sœurs de l’enfant», poursuit Virginie Pirotte. «Certains parents évoluent très vite dans l’acceptation du drame, parfois en un an. Alors que d’autres mettent dix ans pour arriver au même stade», continue la coordinatrice régionale du PEVR. «En plus de l’accompagnement des familles, l’association poursuit également des missions de prévention et de sensibilisation. Concrètement, nous essayons de nous faire connaître afin que des personnes puissent obtenir un soutien après l’annonce tragique par la police de la perte d’un enfant. Il faut améliorer la coordination entre les différents services, que ce soit la police, les services d’aide aux familles des victimes ou les associations afin que des personnes plus démunies ne soient pas livrées à elles-mêmes».
Thibaut VAN DER NOOT Lire la suite

Cri d’alarme d’une infirmière: «Un patient a rendu l’âme tout seul!»

J’écoute très régulièrement les éternelles discussions de notre cher gouvernement. J’ai l’énorme tristesse de constater que les hôpitaux, mais surtout les patients, personnel, tous grades confondus, sont les grands oubliés! Actuellement dans notre domaine, nous vivons tous des situations catastrophiques.
«Sommes-nous des machines?»

Le sens humain, le social, plus aucune place. Nous courrons après le temps! Surtout depuis la mise en place de l’informatisation. Dans une salle de 33 lits, trois infirmières sont «coincées» à l’ordinateur où tout doit être introduit, avant de se diriger vers les patients, qu’elles n’ont plus le temps de connaître ! Pour les soins, deux infirmières ou aides-soignantes luttent pour arriver à gérer tous les besoins des patients qui souffrent. Résultat: atmosphère électrique, tensions… Quant aux médecins après une garde de 48h parfois on leur demande d’être encore aptes à soigner correctement et de rester de bonne humeur!
Sommes-nous des machines? Je doute fort que la Sécu se trouve enrichie d’une telle situation: certificats médicaux pleuvent: dépressions, burn-out… Certes on engage mais dans ces conditions c’est un défilé incessant d’entrées et de sorties…
«Son dernier soupir tout seul»

Dernier exemple récent: un pauvre patient a rendu son dernier soupir à l’hôpital tout seul. Pourtant très entouré par toute sa famille, celle-ci avait transmis toutes les informations nécessaires pour la prévenir dans les délais voulus, même la nuit (pas d’autorisation pour rester sur place). Malheureusement, une infirmière, seule, pour 33 lits toute la nuit, elle, n’a jamais trouvé le temps pour prévenir! Donc patient seul famille, doublement éprouvée!
«Le patient ne compte plus!»

Situation impardonnable. Mais où est la faute? Messieurs les ministres: austérité d’accord mais pas au détriment des êtres humains qui souffrent! Le patient ne compte plus! L’ordinateur d’abord, tout doit y être inscrit sinon pas d’argent!
Après une carrière de 43 ans, je n’ai pas honte de dire que je suis dégoûtée de voir la façon dont sont traités tous ces pauvres gens qui n’ont pas demandé à être malades et tout le personnel aigri de ne plus pouvoir arriver à leur apporter tout ce dont ils ont besoin pour leur guérison.
À l’aube de ma pension, si je prends la peine de prendre la plume, c’est pour eux tous, espérant que malgré tout, des cœurs réagiront et pourront apporter un peu de lumière à cet avenir qui ne s’annonce pas très brillant
Grand merci pour eux d’avoir pris le temps de me lire.
Marianne,une infirmière bruxelloise Lire la suite

Le flop de la 3D!

Que ce soit dans les salles obscures ou dans les salons, la 3D (3 dimensions) ne rencontre pas le succès escompté. Même les nouvelles consoles de jeux, qui ont misé sur le relief pour doper leurs ventes, ont dû revoir leurs prix à la baisse. Enquête!
On l’annonçait comme une panacée à la morosité économique. La 3D allait booster la fréquentation des salles obscures, doper les ventes de télévisions et attirer les curieux gamers sur les consoles qui utilisent cette technologie. En vérité, il n’en est rien. On est même bien loin du tsunami annoncé.
Au cinéma, après la claque visuelle «Avatar», le spectateur a eu droit à une palanquée de films marketés 3D aux résultats lamentables. Pour un Avatar qui a été pensé en relief dès sa genèse, à combien de «Clash of the Titans» le cinéphile a-t-il eut droit? Des long métrages qui ont reçu une conversion en dernière phase de production afin de remplir les poches des majors. Aux antipodes d’une recherche de performance artistique. Il est une réalité: le phénomène s’est vite essoufflé.
«Baisse du nombre de tickets vendus au cinéma en 2011»
Le groupe belge Kinepolis a misé très tôt sur le relief. «Nous avons commencé à investir en 2007. Si nous y croyions, nous avons cependant toujours veillé à garder une attitude réaliste par rapport à son introduction. Nous savions pertinemment que c’était une technologie supplémentaire qui n’allait pas supprimer la 2D. Ne serait-ce que par le fait que la 3D ne convient pas à tous les genres de film», explique Myriam Dassonville, porte-parole du groupe. «Le succès est arrivé avec Avatar fin 2009, début 2010. Pour beaucoup de personnes, ce fut la découverte de la 3D. Plus de 70% des visiteurs l’ont vu dans ce format».
Mais après la déferlante bleue, l’effervescence a diminué. Dernière déception en date: la ressortie en relief du premier épisode de Star Wars titré «La Menace Fantôme». «En 2011, nous avons connu une baisse du nombre de tickets vendus en 3D par rapport à 2010», avoue difficilement la porte-parole.
Comment l’expliquer? «D’abord, 2010 fut une année exceptionnelle. Avatar était le premier film de qualité en 3D et son succès fut extraordinaire. C’était une période de découverte pour le public. Puis, avec les films de piètre qualité qui ont suivi et qui ont surfé sur la 3D mais qui n’ont pas été pensés pour être diffusés dans ce format, il y a eu une déconvenue auprès du public. Celui-ci est devenu beaucoup plus sélectif».
Télévisions et consoles 3D boudées par le public
Quant aux télévisions 3D, le public n’est toujours pas convaincu. «Les télévisions 3D n’ont pas reçu le succès escompté», assure Olivier Steylemans, administrateur au magasin Steylemans sur l’avenue Emile Bockstael.
Mais, il reste cependant un paradoxe. «80% des téléviseurs vendus chez nous sont des 3D. Mais la plupart des gens ne se rendent pas compte que leur télévision accepte cette technologie. Ils l’ont achetée avant tout pour la qualité de l’image», poursuit-il. «La 3D pour le relief n’a pas réussi à convaincre. Mais elle a permis des avancées technologiques».
Le relief est également boudé chez les gamers. L’été dernier, Nintendo, le géant japonais du jeu vidéo, a baissé le prix de sa nouvelle console portable auto-stéréoscopique: la 3DS. Une diminution de 50 euros sur le prix initial après seulement 5 mois d’existence sur le marché.
Expo sur le relief à Bruxelles
Si la 3D est désavouée sur le marché, il n’en reste pas moins un certain intérêt de la part du grand public. Le relief est une technologie complexe qui attise la curiosité. Pour tout comprendre, le Scientastic Museum situé boulevard Anspach, dans la station de tram Bourse au centre-ville, propose jusqu’au 31 juillet l’exposition «La 3D expliquée» afin de percer les mystères de cette technique. Toutes les infos sur le site Internet www.scientastic.com ou au numéro suivant: 02/732.13.36
Thibaut VAN?DER?NOOT Lire la suite

ANDERLECHT/MOLENBEEK: Scheut s’oppose à un site propre pour le bus

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Les habitants et riverains de la chaussée de Ninove n’en reviennent toujours pas. Ils viennent d’apprendre que les autorités communales d’Anderlecht et de Molenbeek-Saint-Jean entendent placer un site propre pour le bus depuis Prince de Liège jusqu’à la gare de l’Ouest.
Un site propre qui serait placé sur le côté droit de la voirie en allant de Mettewie jusqu’à la rue des Tournesols (bâtiment des Pères de Scheut). Dans l’autre sens, le site propre irait de la gare de l’Ouest jusqu’à proximité de la rue des Tournesols. La mesure vise à permettre une plus grande fluidité de circulation des transports en commun.
«On est opposé à ce projet qui va entraîner la suppression d’au moins 120 places de parking», s’indigne Chantal qui tient un magasin d’articles pour animaux dans la chaussée de Ninove. «C’est un cauchemar pour les commerçants mais aussi pour les riverains qui ne sauront où stationner».
Guy tient le magasin Ippon Sport. «Le projet ne tient pas compte des livraisons aux commerces. S’il aboutit, il va tuer tous les petits commerçants du quartier. Les gens auront encore plus tendance à se rendre dans les shoppings où l’on trouve chaque fois les mêmes grosses chaînes de magasins. A la fin, chacun sera habillé de la même façon».
A l’état de projet
Mustapha Akouz (PS), échevin de la Mobilité à Anderlecht, apporte quelques éclaircissements. «Pour l’instant, on n’en est encore qu’à la phase de projet. Un test grandeur nature sera effectué durant six mois. Au préalable, une nouvelle séance d’information est prévue d’ici juin. Ensuite, si les collèges de deux communes donnent leur accord, on peut commencer le test. Il devrait débuter aux alentours de la fin de l’année.
Deux nuits suffisent pour poser la peinture au sol. Des places de stationnement seront certes supprimées, mais nous avons constaté qu’il n’y avait pas saturation en ce domaine dans le quartier». De nombreux commerçants ont déjà promis qu’ils allaient faire circuler des pétitions pour s’opposer au projet.
Julien SEMNINCKX Lire la suite

SCHAERBEEK: La Princesse Mathilde à la Maison des Femmes

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A l’invitation de Afaf Hemamou, échevine schaerbeekoise de l’Egalité Hommes-Femmes, la Princesse Mathilde a visité la Maison des Femmes dans le cadre  des manifestations organisées pour la Journée internationale des Femmes. Cafés-débats, restauration, cours de cuisine, de sport, de massage, fêtes, théâtre, films, ateliers artistiques, cours d’alphabétisation, de gym, de chant, de couture, d’informatique, permanences juridiques, sociales, médicales: le programme des activités est vaste et variés. Toujours accessibles, pratiques ou ludiques, elles veulent correspondre «à tous les aspects de la vie d’une femme, qu’elle soit célibataire, mère, épouse, carriériste, au foyer, grand-mère»… Cette Maison est un point de repère pour les Schaerbeekoises, les 60.000 femmes, de 150 nationalités différentes, qui vivent dans la commune.
 Une princesse ouverte à la diversité
C’est cette diversité et cette complexité que la princesse Mathilde a voulu découvrir, notamment en discutant avec les participantes des cours d’alphabétisation et de Gi qong (gym traditionnelle chinoise). Des femmes ravies par son intérêt, qui a vite dépassé le cadre de la simple présentation académique.
«La Princesse  a vraiment été proactive», explique Valérie Kinoo, directrice de cabinet de l’échevine, «posant de nombreuses questions, donnant la parole à chacune. Elle  s’est montrée très enthousiasmée par le projet de la Maison des Femmes: un bon outil pour relever sur le terrain  les nombreux défis de la problématique hommes-femmes. Sa venue est une réelle reconnaissance de tout le travail effectué ici au quotidien par l’équipe de la Maison, et des associations qui collaborent avec elle».
On se souviendra longtemps de  l’évènement, rue Josaphat: Mathilde a fait l’unanimité par sa disponibilité et sa chaleur.  «La princesse est très sympathique, très gentille, gérant les demandes du public avec calme et sérénité.  Mais elle est quand même impressionnante», sourit Valérie Kinoo, «très grande, elle dégage beaucoup de présence, beaucoup de charisme».
Anne GILAIN Lire la suite

WOLUWE-SAINT-LAMBERT: Hommage émouvant à Nicolas, mort dans un accident de la route

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Plusieurs centaines de personnes, en grande majorité des jeunes, ont souhaité rendre hommage à Nicolas Dohogne, décédé au cours d'un accident de la route au carrefour du boulevard de la Woluwe et de l'avenue Paul Hymans. Avec émotion et dignité, ils se sont rappelé cet être cher trop tôt disparu.

Un mémorial avait été improvisé au pied d'un panneau routier, au funeste carrefour du boulevard de la Woluwe et de l'avenue Paul Hymans. Très vite, il a été recouvert de fleurs et de petits mots destinés à Nicolas Dohogne, décédé à seulement 17 ans. Dans la nuit du vendredi 24 au samedi 25 février, il revenait de son job au restaurant Bon-Bon. Il était passager d'une voiture conduite par Amaury, un collègue de travail. Alors qu'ils rentraient tranquillement, ils ont été percutés de plein fouet par un chauffard qui venait de griller un feu rouge à toute vitesse et était, qui plus est, sous l'emprise de l'alcool. Nicolas est décédé, tandis qu'Amaury est toujours dans le coma à l'heure d'écrire ces lignes. Pour ajouter à la douleur des proches des victimes, le chauffard a été relâché.
Recueillement et marche
Cependant, au cours d'un hommage à leur ami, qui a réuni des centaines de personnes, ses copains souhaitaient surtout se rappeler quelle personne était Nicolas Dohogne. «C'était quelqu'un de formidable, qui vivait à fond. On retiendra surtout son enthousiasme et son sourire. Nous sommes fiers d'avoir été ses amis», témoignent Maxime et Sébastien, des sanglots dans la voix.
Pour beaucoup, il était difficile de parler, d'exprimer ses émotions. Dans un quasi silence, des centaines de jeunes se sont recueillis devant le mémorial improvisé, avant de marcher jusqu'au parking de la station de métro Kraainem, où tout le monde s'est dispersé dans le calme et la dignité. «De là où il est, je suis sûr que Nicolas voudrait nous voir vivre notre existence et être heureux». Pour tous ses proches, elle ne sera pourtant plus jamais la même.
Gaëlle DANEELS Lire la suite