Intervention policière musclée au Pavillon à Anderlecht!

Pavillon violence police AnderlechtMinerve au cou, balafre au nez et mains endolories. Ioannis Melachrinidis a bien pâle figure après un passage particulièrement musclé de la police dans l’établissement qu’il tient depuis plus de dix ans sur la place de la Vaillance. A l’ombre de la collégiale Saint-Guidon, la taverne-restaurant. Le Pavillon est connue de nombreux Anderlechtois. Dans la nuit du vendredi au samedi 10 octobre, une intervention de la police s’est transformée en cauchemar pour le patron de l’établissement. La simple visite policière faisant suite à une plainte pour tapage nocturne a rapidement dégénéré en arrestation avec bras menottés à l’arrière, coups et blessures «indirects», séjour au cachot et passage à l’hôpital.

Et dire que, le lendemain, Le Pavillon a accueilli un repas de policiers de la zone prévu de longue date.
Policiers nerveux
Dans la nuit du vendredi au samedi 10 octobre, il est près de minuit trente lorsque deux policiers de la zone de police locale Bruxelles Midi (Anderlecht, Saint-Gilles et Forest) entrent en uniforme dans la taverne Le Pavillon. Le lieu est souvent l’un des derniers à fermer aux abords de la place.
«Il y avait un homme et une femme. Ils sont venus me rejoindre en cuisine et m’ont demandé de diminuer la musique car un voisin s’était plaint du bruit», indique Ioannis Melachrinidis (56 ans), mieux connu sous le surnom de Jean le Grec. «Il n’y avait pourtant aucune fête et les lieux étaient tranquille avec des clients de tout âge. Un troisième policier, plus jeune, est entré et a commencé à s’énerver. J’ai donc signalé aux clients qu’on allait fermer par ordre de police. Ils ont commencé à siffler et à taper sur les tables en signe de désapprobation. Rien de bien méchant mais les policiers ont appelé du renfort en parlant d’émeute. En quelques instants, j’ai eu une quinzaine de policiers qui ont débarqué comme des cow-boys dans l’établissement».
Selon d’autres sources, un client a fait allusion à l’affaire de mœurs (policiers de la zone ayant participé en uniforme à une partouze), ce qui a accentué la nervosité des intervenants.
Coup de freins vicieux
En quelques instants, Ioannis est interpellé sans ménagement. «Ils m’ont menotté les bras dans le dos et jeté comme un sac de pomme de terre à l’arrière d’un véhicule de police», s’indigne Jean le Grec depuis son domicile ucclois. «Ils ont utilisé une manière assez particulière pour me porter indirectement des coups. Dans la rue d’Aumale, ils ont accéléré jusqu’à 100 km/h et ont brusquement freiné sans motif. Il n’y avait pas de carrefour, pas de passages pour piétons, rien du tout. J’étais seul à l’arrière, avec les bras menottés et j’ai été catapulté avec le visage en avant sur le siège arrière. J’avais les lunettes incrustées dans le nez et une terrible douleur au cou alors que je venais de me faire opérer des vertèbres cervicales. Au commissariat de Démosthène, ils m’ont fait enlever quelques vêtements et m’ont jeté dans une cage comme un animal. J’ai hurlé pour être conduit à l’hôpital, car je souffrais et saignais, mais rien n’y a fait.
Je n’ai été conduit à l’hôpital Sainte-Anne, menottes aux mains, que vers 3h du matin. Les policiers ne m’ont même pas auditionné, n’ont rédigé aucun procès-verbal. Ils m’ont dit que cela allait en rester là mais que j’avais intérêt à ne pas porter plainte sinon cela me coûterait très cher. A 4h, j’ai pu appeler ma femme pour qu’elle vienne me chercher. J’ai récupéré mes effets personnels mais il manquait ma carte d’identité, ma veste et 300 euros avaient disparu de mon portefeuille».

Restaurant fréquenté par la police
Deux jours après les faits, le patron du Pavillon reste traumatisé. «J’ai très mal au cou et mes mains sont toujours paralysées tellement ils ont serré les menottes. Je n’y comprends rien d’autant que je n’ai jamais eu le moindre problème avec la police. Le lendemain, j’avais d’ailleurs une réception avec des policiers anderlechtois qui avaient réservé l’étage de longue date pour un repas convivial d’une quarantaine de personnes. Ils étaient abasourdis par mon récit. Ce n’était apparemment pas des policiers d’Anderlecht qui m’ont arrêté. De toute façon, j’ai déjà contacté l’IGS, la police des polices, qui va entendre ma plainte. Je ne suis pas prêt à laisser tomber d’autant que je n’ai reçu aucune excuse, aucun appel».
La porte-parole de la zone de police Bruxelles Midi signale qu’une enquête interne est en cours.
Après renseignements, il apparaît que le patron des lieux a omis de préciser qu’il aurait pris les policiers de haut et que les décibels émis par son établissement se révèlent parfois un peu trop élevés. Mais sont-ce des raisons pour que des représentants de la loi lui infligent un tel traitement?
Julien SEMNINCKX

7 Responses to “Intervention policière musclée au Pavillon à Anderlecht!”

  1. Difficile de juger dans ce cas précis :c’est la parole de l’un contre la parole de l’autre.
    Il est évident que si les lieux ne sont pas bien isolés,après une certaine heure ,c’est du tapage nocturne.
    Enfin je plains TOUS les policiers qui sont en charge de la région de Bruxelles.Ils doivent supporter beaucoup,on ne les craint plus et leur manque souvent de respect ,sachant que ce sera de toute façon l’impunité.
    Je peux comprendre qu’en fin de soirée les nerfs de certains d’entre eux puissent craquer.

  2. Rien ne justifie un comportement de sauvage. Si les policiers ne savent pas se maîtriser, où allons-nous? Ces flics sont armés! Ce n’est pas parce que la justice ne fait pas son travail que la police doit se croire tout permis. Ce sont des représentants de la loi et la loi est la même pour tous.

  3. Comme dit Lucy difficile de juger qhant à Arnaud il devrait aller voir sur place, maais la !!!!

  4. L’intervention musclé est fait pour les suspects violents. Pas les autres. C’EST SCANDALEUX.

  5. Ce que mérite ces policiers, c’est l’interdiction d’exercer le fonction à vie.

  6. Il est un peu facile de juger sans avoir été le témoin des faits.Le rédacteur termine d’ailleurs son article en souligna

  7. Ce que vous ne savez pas,
    Ils sont Pris en flagrant délit.

    La police à déclarer (pour leurs défense) que le patron les a “agresser” et a voulu les mètre dehors et même qu’il leurs a envoyez des cendriers!

    Mais vive la technologie,
    Suite a des vols, et conseiller par l’assurance le bistro est équipé de camera vidéo qui enregistre a distance et suite a ses preuves, la police a du mal à convaincre qu’il on bien agit.

    Dans ce cas, ce n’est plus la parole qui comte mais l’image.

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